Méthode "recherche-action"

des solutions plus pertinentes et moins chères

Une méthode conventionnelle de gestion de projet est linéaire et chronologique : diagnostic > cahier des charges > élaboration d'une solution > développement > mise en place. Le manque de souplesse et d'adaptabilité  est malheureusement un facteur d'échec récurrent.

A l'inverse, les méthodes dites "agiles" désignent une gestion de projet non linéaire qui consiste à faire des allers-retours entre les phases de développement. Il s'agit de mettre régulièrement en place des tests rapides et économiques afin d'évaluer par l'expérience la pertinence des solutions.

1 - Cartographier les besoins

 

Constat :

Habitants, professionnels, élus, techniciens, représentants associatifs : les différentes parties prenantes du projet ont chacun leur vocabulaire, leur jargon, leur manière de pensée. Ce cloisonnement symbolique est le premier obstacle à l'intelligence collective.

 

Réponse : 

L'enjeu est donc pour le designer de de mettre au centre de la discussion des outils compréhensibles et appropriables par tous : ils constituent un terrain neutre et invitent les différentes parties prenantes à dépasser les a priori et à partager un langage commun : celui du projet.


2 - Formaliser des hypothèses

 

Constat :

Avec le plan, les designers et architectes ont eux aussi un jargon visuel qui leur est propre. Hors, l'orientation, l'échelle, et les multiples codes de représentation des plans sont autant d'obstacles à l'appropriation du projet par les autres parties prenantes.

 

Réponse : 

Il est indispensable pour les professionnels de mettre à disposition des participants des outils leur permettant de s'approprier aisément des propositions, de les transformer, et de formaliser leurs propres idées pour imaginer collectivement des pistes de réponses.


3 - Tester les usages

 

Constat :

Les nouveaux paramètres qui entrent en jeu lors de la mise en oeuvre d'une idée sont multiples : usages fantasmés, usagers non consultés, facteurs extérieurs imprévus, etc. Ainsi avoir une bonne idée, même pensée collectivement, ne suffit pas : encore faut-il la tester sur le terrain.

 

Réponse : 

Une méthodologie de projet dite "agile" consiste à faire des allers-retours entre les étapes d'un projet : idée de départ - test avec des moyens réduits - observation - ajustements - deuxième test, etc. Ainsi, plus le processus de création gagne en souplesse, plus la réponse gagne en pertinence.


4 - Fabriquer ensemble

 

Constat :

Le projet peut avoir été imaginé, testé et validé par l'ensemble des parties prenantes, si celui-ci est réalisé sans les parties prenantes, les chances d'appropriation collective du projet sont réduites : entre le projet et sa mise en route, la dynamique est "cassée" par un chantier dont on est exclu.

 

Réponse : 

Le processus participatif se prolonge, se concrétise et prend sens avec le chantier : l'intelligence des mains traduit et alimente celle de l'imagination, les savoirs et savoir-faire se complètent et se partagent : chacun se sent valorisé individuellement et collectivement, à travers le projet.